
Record absolu : 1:37.706 – Enea Bastianini (2024)
Meilleur tour en course : 1:38.685 – Enea Bastianini (2024)
L’Autódromo Internacional do Algarve, plus connu sous le nom de Portimão, est une merveille d’ingénierie moderne nichée dans les collines du sud du Portugal. Inauguré en 2008, il a rejoint le calendrier du MotoGP en 2020 dans un contexte de crise mondiale avant de s’imposer comme un rendez-vous incontournable et spectaculaire. Avec déjà sept éditions disputées à l’aube de la saison 2026, il a rapidement conquis le cœur des fans et des pilotes, devenant le théâtre de moments forts comme le premier sacre historique de Miguel Oliveira sur ses terres. Ce tracé incarne la nouvelle génération de circuits européens, alliant une sécurité maximale à un relief naturel époustouflant, ce qui lui vaut le surnom mérité de « Montagnes russes de l’Algarve ».
L’engouement pour le Grand Prix du Portugal a explosé ces dernières années, porté par l’aura nationale de Miguel Oliveira et la beauté de la région. En 2024, le circuit a enregistré une affluence record de 174 614 spectateurs sur l’ensemble du week-end, une ferveur qui transforme les collines de Portimão en une marée humaine vibrante. L’atmosphère y est particulièrement chaleureuse, marquée par l’hospitalité portugaise et une passion populaire qui ne faiblit jamais, même lors des séances d’essais du vendredi. En 2026, l’épreuve est devenue l’une des plus prisées de la tournée européenne, attirant des milliers de motards venus de tout le continent pour admirer les pilotes défier la gravité dans un cadre idyllique où l’air marin se mêle au rugissement des prototypes.
D’un point de vue technique, Portimão est un tracé unique de 4,592 km qui se distingue par ses dénivelés vertigineux et ses nombreux virages en aveugle. Il se compose de 15 virages dont plusieurs demandent un engagement physique et mental hors du commun pour maintenir une précision millimétrée. Le virage 1, une plongée brutale vers la droite après une ligne droite de près d’un kilomètre, est l’un des points de freinage les plus spectaculaires et périlleux de la saison. Les changements d’élévation constants rendent les machines instables, obligeant les écuries à un travail d’orfèvre sur les réglages de suspensions et l’électronique de bord pour limiter les wheelings. En 2026, le défi majeur reste de garder le contrôle de la roue avant sur les crêtes tout en maintenant une vitesse de passage élevée dans le dernier virage ultra-rapide qui commande la remontée vers la ligne d’arrivée.

