
Record absolu : 1:43.198 – Jorge Martín (2023)
Meilleur tour en course : 1:44.461 – Jorge Martín (2024)
Le Mobility Resort Motegi, anciennement connu sous le nom de Twin Ring Motegi, est une infrastructure colossale nichée dans les montagnes boisées de la préfecture de Tochigi. Construit par Honda en 1997 pour célébrer le cinquantième anniversaire de la marque, il est devenu l’hôte permanent du Grand Prix du Japon dès 2004 après avoir coexisté avec Suzuka sous l’appellation de Grand Prix du Pacifique. Avec plus de 25 éditions organisées à ce jour, Motegi est considéré comme le jardin secret des constructeurs japonais et a été le théâtre de nombreux sacres mondiaux, notamment pour Marc Márquez. Son nom « Twin Ring » provient de la coexistence unique d’un circuit routier et d’un anneau de vitesse ovale, symbolisant la fusion entre les cultures mécaniques japonaise et américaine.
L’engouement pour le rendez-vous de Motegi se distingue par la ferveur unique et profondément respectueuse des fans nippons. En 2024, le circuit a accueilli plus de 75 000 spectateurs sur l’ensemble du week-end, une affluence qui témoigne de l’attachement viscéral du Japon pour la compétition moto. L’atmosphère y est presque solennelle : les supporters sont réputés pour leur dévotion totale, arrivant souvent avec des cadeaux faits main pour les pilotes et restant en tribune jusqu’à la dernière minute, peu importent les conditions climatiques. En 2026, le Grand Prix du Japon demeure un moment à part dans la saison, où la passion populaire rencontre la rigueur technologique, créant une ambiance de célébration de l’ingénierie et du courage humain que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde.
D’un point de vue technique, le tracé de Motegi est le circuit « stop-and-go » par excellence, s’étendant sur 4,801 km avec un enchaînement de 14 virages. Sa configuration se caractérise par de courtes lignes droites suivies de virages à 90 degrés, ce qui en fait le tracé le plus exigeant de l’année pour les systèmes de freinage. Des zones comme le virage 11, le célèbre 90-degree corner, imposent des décélérations brutales où les disques de frein en carbone atteignent des températures critiques. En 2026, avec des prototypes toujours plus chargés en appuis aérodynamiques, la gestion de la température des freins et la stabilité de la fourche avant sont les clés absolues de la performance. C’est un tracé physique et exigeant pour les pneumatiques, où la motricité en sortie de virage lent décide souvent du vainqueur lors des duels du dernier tour.

