Record absolu : 1:28.832 – Marco Bezzecchi (2025)

Meilleur tour en course : 1:30.012 – Fermín Aldeguer (2025)

Le Pertamina Mandalika International Street Circuit, situé sur l’île paradisiaque de Lombok en Indonésie, est l’un des ajouts les plus récents et les plus exotiques au calendrier du MotoGP. Inauguré en 2022, il a marqué le retour tant attendu des Grands Prix dans un pays où la moto n’est pas seulement un moyen de transport, mais une véritable passion nationale. Bien que qualifié de « circuit de rue », il s’agit d’une installation permanente répondant aux standards les plus stricts de la FIM. En seulement quatre éditions, Mandalika est devenu le symbole de l’expansion du MotoGP en Asie du Sud-Est, offrant des courses spectaculaires sous un climat tropical souvent imprévisible qui a déjà sacré des vainqueurs inattendus comme Miguel Oliveira ou le rookie Fermín Aldeguer en 2025.

L’engouement suscité par le Grand Prix d’Indonésie est tout simplement hors normes, reflétant la ferveur d’une nation de plus de 270 millions d’habitants. En 2025, le circuit a pulvérisé ses propres records d’affluence avec un total de 140 324 spectateurs sur l’ensemble du week-end, une progression constante qui témoigne de l’importance stratégique de cet événement. L’atmosphère y est indescriptible : les pilotes sont accueillis comme de véritables icônes mondiales, avec des parades de rue mobilisant des dizaines de milliers de fans avant même le début des essais. Cette communion unique entre le public et les acteurs du championnat transforme chaque édition en un événement national majeur, soutenu par une énergie populaire qui fait de Mandalika l’un des rendez-vous les plus vibrants de la saison.

D’un point de vue technique, le tracé de Mandalika s’étend sur 4,313 km et comporte 17 virages (11 à droite et 6 à gauche). Sa conception est axée sur la fluidité, avec des sections rapides qui demandent une grande confiance dans le train avant. Cependant, le défi majeur de ce circuit réside dans ses conditions extrêmes : la chaleur accablante et l’humidité élevée mettent les organismes des pilotes et la mécanique à rude épreuve. L’asphalte, bien que régulièrement amélioré, peut devenir très glissant en cas d’averses tropicales soudaines ou à cause du sable porté par les vents marins. En 2026, la gestion de la dégradation des pneus Michelin reste le facteur déterminant de la victoire, obligeant les écuries à trouver un réglage électronique parfait pour stabiliser les machines lors des réaccélérations brutales sous un soleil de plomb.

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