
Record absolu : 1:24.965 – Kevin Schwantz (1989)
Meilleur tour en course : 1:26.350 – Eddie Lawson (1989)
L’Autódromo Internacional de Goiânia Ayrton Senna occupe une place légendaire et affective dans l’histoire des Grands Prix moto en Amérique du Sud. Inauguré en 1974, il a accueilli le Championnat du Monde à trois reprises, entre 1987 et 1989, marquant l’âge d’or des 500cc où des icônes comme Wayne Gardner et Kevin Schwantz se sont imposées. Baptisé en l’honneur du héros national de la Formule 1, ce tracé est resté pendant des décennies le temple de la vitesse au Brésil. Son retour au calendrier pour la saison 2026 est un événement historique, marquant la volonté du MotoGP de retrouver ses racines brésiliennes après une très longue absence et de s’ancrer de nouveau dans un pays où la culture mécanique est une religion.
L’engouement entourant le retour d’un Grand Prix à Goiânia est tout simplement phénoménal. Pour cette édition 2026, les autorités locales et les organisateurs attendent une affluence record dépassant les 150 000 spectateurs sur le week-end, une ferveur portée par l’éclosion du jeune prodige brésilien Diogo Moreira en catégorie reine. La passion des fans brésiliens, réputée pour sa chaleur et son intensité sonore, promet de transformer le circuit en une véritable arène. Le MotoGP n’est pas seulement une course ici ; c’est une célébration nationale qui rappelle les grandes heures d’Alex Barros, et l’enthousiasme des supporters locaux est tel que les billets se sont arrachés en quelques heures, faisant de Goiânia l’un des rendez-vous les plus attendus de la saison par les pilotes eux-mêmes.
Sur le plan technique, le circuit de Goiânia est un tracé exigeant de 3,835 km, réputé pour son profil fluide et extrêmement rapide. Contrairement aux circuits modernes souvent marqués par des freinages brusques, Goiânia se distingue par ses courbes à haute vitesse et ses changements d’angle qui demandent un engagement total et une grande précision du train avant. Sa ligne droite principale de près d’un kilomètre permet d’exploiter la puissance maximale des moteurs, tandis que les enchaînements du deuxième secteur nécessitent une moto parfaitement équilibrée. En 2026, le défi majeur pour les écuries sera d’adapter l’électronique et l’aérodynamique à un asphalte souvent très chaud, sous un climat tropical qui met à rude épreuve la résistance physique des pilotes et la gestion des pneumatiques sur la durée de la course.

