Record absolu : 1:36.025Francesco Bagnaia (2024)

Meilleur tour en course : 1:37.449Francesco Bagnaia (2024)

Le Circuito de Jerez – Ángel Nieto est bien plus qu’une simple étape du calendrier ; il est le cœur battant du motocyclisme espagnol et européen. Inauguré en 1985 et accueillant son premier Grand Prix dès 1987, il s’est imposé comme le passage obligé de la saison. Rebaptisé en hommage à la légende aux 12+1 titres, Ángel Nieto, ce tracé a accueilli près de 40 éditions du Grand Prix d’Espagne. C’est sur cet asphalte andalou que se sont écrites les pages les plus sombres et les plus glorieuses de la discipline, des duels fratricides entre Crivillé et Doohan aux arrivées musclées de Valentino Rossi ou Marc Márquez dans le dernier virage.

L’engouement autour de Jerez est légendaire, valant au circuit le surnom de « La Cathédrale ». En 2024, l’épreuve a enregistré une affluence record de 181 289 spectateurs sur l’ensemble du week-end, transformant les collines environnantes en une véritable marée humaine. La ferveur des fans espagnols, particulièrement dans la zone de la Pelousse, crée une ambiance électrique unique au monde, où le bruit des moteurs est parfois couvert par les chants des supporters. En 2026, le Grand Prix d’Espagne reste l’événement le plus attendu de la tournée européenne, un pèlerinage annuel pour des dizaines de milliers de motards venus de tout le continent pour célébrer leur passion dans une atmosphère de fête ininterrompue.

D’un point de vue technique, le tracé de Jerez est un circuit court et sinueux de 4,423 km, comportant 13 virages (5 à gauche et 8 à droite). C’est un circuit « d’homme » qui ne pardonne aucune approximation, privilégiant l’agilité et l’équilibre du châssis plutôt que la puissance moteur brute. Ses enchaînements rapides, comme les virages Crivillé et Ferrari, demandent une confiance absolue dans le train avant, tandis que l’épingle finale Jorge Lorenzo est le théâtre traditionnel des dépassements de la dernière chance. En 2026, avec l’évolution des appuis aérodynamiques, Jerez représente le test de vérité pour les constructeurs : une machine qui gagne ici est généralement une machine capable de gagner partout. La gestion de la surchauffe du pneu avant sous le soleil de l’Andalousie demeure, aujourd’hui encore, le défi majeur pour décrocher la victoire.

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