
Record absolu : 1:44.504 – Jorge Martín (2024)
Meilleur tour en course : 1:45.726 – Francesco Bagnaia (2024)
L’Autodromo Internazionale del Mugello, niché au cœur des collines de Toscane près de Florence, est largement considéré comme l’un des plus beaux circuits du monde. Propriété de Ferrari depuis 1988, il accueille le Grand Prix d’Italie de manière ininterrompue depuis 1994 (à l’exception de l’année 2020). Avec plus de 30 éditions disputées, le Mugello est devenu le temple absolu de la vitesse italienne, indissociable des succès légendaires de Valentino Rossi, qui y a régné sans partage pendant sept années consécutives. C’est un tracé de légende où chaque victoire a une saveur particulière, celle d’avoir dompté l’un des circuits les plus rapides et les plus exigeants de l’histoire des Grands Prix.
L’engouement autour du Mugello est résumé par le célèbre slogan « Al Mugello non si dorme » (Au Mugello, on ne dort pas). En 2024, l’affluence a marqué un retour en force spectaculaire avec plus de 150 000 spectateurs sur l’ensemble du week-end, colorant les collines toscanes de jaune et de rouge Ducati. La ferveur des fans italiens transforme le circuit en un véritable amphithéâtre naturel où le bruit des moteurs résonne contre les montagnes. L’ambiance y est électrique, presque mystique, culminant lors de l’invasion pacifique de la piste après la course, créant une marée humaine sous le podium qui reste l’une des images les plus emblématiques de la saison MotoGP.
D’un point de vue technique, le Mugello est un chef-d’œuvre de 5,245 km composé de 15 virages. Il se distingue par son relief naturel et l’absence totale de chicanes lentes, privilégiant des enchaînements ultra-rapides comme les célèbres Arrabbiata 1 et 2, où les pilotes encaissent des forces G considérables à plus de 230 km/h. La ligne droite principale, longue de 1,141 km, est l’une des plus spectaculaires au monde : les machines y atteignent des vitesses de pointe dépassant les 365 km/h, avec un délestage impressionnant de la roue avant au passage de la petite bosse située juste avant le freinage violent de San Donato. En 2026, le défi reste immense pour les ingénieurs : trouver le compromis parfait entre une vitesse de pointe dévastatrice et une agilité chirurgicale pour les changements d’angle rapides, tout en gérant l’usure physique intense imposée par ce tracé qui ne laisse absolument aucun répit.

